Le patient au centre du traitement

 

            J’ai vraiment pris conscience de la place centrale du patient suite à la lecture du livre de Bernie Siegel : l’amour, la médecine et les miracles (Ed j’ai lu).

            Auparavant je considérais que le généraliste, était l’élément central du traitement  pour un patient donné:

 – Il connaît le patient, ses difficultés en lien avec la santé, il peut faire appel à des confrères spécialistes pour aider à faire un diagnostic et mettre en route un traitement. Il coordonne les différents traitements proposés par les différents spécialistes, vérifie les compatibilités des traitements entre eux…

– Il connaît aussi le patient socialement : ses possibilités, son entourage, il peut conseiller les proches qui souhaitent aider le patient, intervenir parfois en cas de conflit.

– Il est l’interlocuteur préférentiel du patient.

            Bernie Siegel était un chirurgien qui intervenait auprès d’enfants cancéreux. Il s’est rendu compte qu’en fait, le pivot principal d’un traitement n’était pas le généraliste (ou le chirurgien, le pédiatre…), mais le patient lui-même. C’est lui qui vit les choses, qui doit décider ou non de faire des examens complémentaires, de suivre ou non un traitement… en s’aidant de l’équipe médicale, et de ses proches. Les soignants, mais aussi les pharmaciens et les producteurs de médicaments sont au service du patient.

            Depuis la loi Kouchner, du 4 mars 2002 la position centrale du patient est reconnue :

            « Art. L. 1111-2. – Toute personne a le droit d’être informée sur son état de santé. Cette information porte sur les différentes investigations, traitements ou actions de prévention qui sont proposés, leur utilité, leur urgence éventuelle, leurs conséquences, les risques fréquents ou graves normalement prévisibles qu’ils comportent ainsi que sur les autres solutions possibles et sur les conséquences prévisibles en cas de refus.

           « Art. L. 1111-4. – Toute personne prend, avec le professionnel de santé et compte tenu des informations et des préconisations qu’il lui fournit, les décisions concernant sa santé.

            « Le médecin doit respecter la volonté de la personne après l’avoir informée des conséquences de ses choix. Si la volonté de la personne de refuser ou d’interrompre un traitement met sa vie en danger, le médecin doit tout mettre en œuvre pour la convaincre d’accepter les soins indispensables.

            « Aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne. Lorsque la personne est hors d’état d’exprimer sa volonté, aucune intervention ou investigation ne peut être réalisée, sauf urgence ou impossibilité, sans que la personne de confiance prévue à l’article L. 1111-6, ou la famille, ou à défaut, un de ses proches ait été consulté.

           « Le consentement du mineur ou du majeur sous tutelle doit être systématiquement recherché s’il est apte à exprimer sa volonté et à participer à la décision. Dans le cas où le refus d’un traitement par la personne titulaire de l’autorité parentale ou par le tuteur risque d’entraîner des conséquences graves pour la santé du mineur ou du majeur sous tutelle, le médecin délivre les soins indispensables.

            Ainsi, la personne malade, le patient se fait aider par le corps médical, le médecin généraliste, les médecins spécialistes, les autres personnes appartenant au domaine de la santé. Elle peut décider ou non de suivre les conseils donnés !

            Mais le patient se fait aussi généralement aider par ses proches, sa famille, ses amis, qui eux aussi l’aident à prendre des décisions pour sa santé, ses soins. Ils vont l’aider à vivre les moments difficiles, à avoir un meilleur moral. Le patient peut aussi décider de ne pas parler à ses proches de ses soucis de santé et le corps médical doit respecter cela !

            Le patient peut aussi se faire aider par des personnes qui pratiquent des méthodes non conventionnelles, non reconnues par la science actuelle : acupuncture, sophrologie, médecine manuelle, Chi Gong, médecine manuelle, psychothérapie, Harmonisation Globale… en complément de la médecine classique. Bien sûr, les traitements classiques seront poursuivis, les examens complémentaires seront pratiqués.

            C’est le patient qui décide, après avoir reçu les conseils du corps médical, de ses amis.

            C’est très important que la personne puisse refuser un soin, une intervention, une hospitalisation, choisir ou refuser un médecin, un soignant.

            Le Dr Bernie Siegel (« L’amour, la médecine et les miracles » ed J’ai lu)  a d’ailleurs montré que quand le patient décide de ses soins, de la date d’intervention, prend en charge sa santé, son régime alimentaire… les soins se passent mieux, les résultats sont meilleurs.

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