La médecine manuelle, OB, PMI


            La médecine manuelle, comme son nom l’indique, est une pratique thérapeutique qui se pratique sur le corps. La kinésithérapie est une forme de médecine manuelle, de même l’ergothérapie, l’ostéopathie, toutes les sortes de massage : balinais, cachemirien, californien, hawaïen,… le sport lui aussi peut être thérapeutique en aidant par exemple la personne à augmenter son périmètre de marche en cas d’atteinte artérielle…

            Nous allons parler ici plus spécifiquement de l’ostéopathie et surtout de l’Ortho-Bionomy® (OB).

            Comme je le disais dans la page de présentation, je me suis d’abord intéressée aux thérapeutiques manuelles enseignées par le Professeur Maigne à Paris, mais au cours de l’apprentissage, je supportais mal les manipulations que je recevais de la part des autres élèves. Puis je me suis intéressée aux techniques du Dr Jones (correction spontanée par repositionnement) avec le Dr Polak : maintenir la position qui entraine le raccourcissement du muscle contracturé pendant 90 secondes pour obtenir la levée des spasmes.

            C’était très efficace, mais 90 secondes, c’est long.

            Une amie médecin, homéopathe elle aussi, m’a parlé de sa formation en Ortho-Bionomy® faite à Genève la même année : les positions pour relâcher les tensions étaient les mêmes, mais il n’était pas nécessaire de maintenir longtemps la position ; elle me parle « d’énergie ». J’ai suivi la formation en OB avec Arthur Pauls, l’inventeur de la méthode.  Et j’ai pris conscience qu’en pratiquant comme il le montrait, avec « l’état de présence » en particulier, l’action s’étendait non seulement aux troubles physiques, mais aussi aux troubles émotionnels. Par la suite je suis devenue enseignante de cette méthode.

            L’Ortho-Bionomy est une méthode thérapeutique, reposant sur une philosophie, une manière d’être.

            Celle-ci peut s’appliquer à tous les aspects de la vie et plus particulièrement à celui de la santé, le principe n’étant pas de corriger par une intervention extérieure à la personne, mais de permettre l’autocorrection par la mise en route de réflexes auto-correcteurs, tout comme l’homéopathie, l’Harmonisation Globale.

            Le Dr Arthur Pauls (son inventeur) disait qu’elle était l’Homéopathie appliquée à la structure du corps.

            Le principe de l’OB est le même : le praticien rentre en contact avec le patient et se contente d’augmenter le déséquilibre observé, en soulevant encore plus une épaule plus haute par exemple. Ensuite il se contente d’observer, tout en étant relié au patient et en l’accompagnant énergétiquement. C’est comme si le système régulateur du sujet prenait conscience du déséquilibre et mettait en marche le processus de guérison. Le praticien est comme le catalyseur du processus de correction, il n’agit que par sa présence. C’est le principe « WU WEI » du TAO dont nous parlerons plus loin.

            Notez que cette pratique a directement des actions sur les structures ostéo-musculaires du corps physique : entorses, sciatiques et autres névralgies, tendinites, céphalées, mais elle agit aussi sur les organes au cours du travail « viscéral ». Elles peuvent aider un rein à mieux fonctionner par exemple.

            Elles peut aussi agir sur les mémoires du corps en contactant la circulation d’énergie dans le corps et autour du corps dans l’aura (la structure énergétique qui entoure le corps), sur les origines émotionnelles…

            Vous trouverez des renseignements sur l’OB en consultant le site :

https://www.ortho-bionomy.fr

Les indications, la pratique de l’OB et

d’autres pratiques alternatives et complémentaires.

            On parle parfois de médecines parallèles en parlant de l’homéopathie, de l’acupuncture, de l’ostéopathie, de la PNL, de l’HG… Mais le terme de médecine parallèle n’est pas adapté : par définition, les parallèles sont des lignes qui ne se rencontrent pas. Cela impliquerait un choix à faire entre médecine classique, allopathique et une autre pratique.

            Parlons de médecines alternatives et complémentaires : alternatives parce que c’est un autre regard sur la santé et sur les moyens de la restaurer et de la préserver, complémentaires parce qu’elles peuvent s’associer à la médecine classique et entre elles, au grand bénéfice du patient.

            L’OB peut par exemple être très utile, en complément des autres traitements, à un patient qui souffre de cancer, d’infections graves… Cela n’empêchera nullement les thérapies classiques d’agir, mais permettra dans de nombreux cas au patient de les mieux supporter, de moins souffrir, etc.

            Prenons l’exemple maintenant de la polyarthrite rhumatoïde : c’est une maladie inflammatoire des articulations entrainant de graves invalidités. L’origine est immunologique : le corps fabrique des anticorps contre ses propres articulations. La médecine classique va donner des remèdes pour diminuer l’état inflammatoire, l’HG va rechercher les causes de ces troubles de l’immunité, L’OB va agir plus spécifiquement sur les articulations…

            Dans les pathologies dites fonctionnelles les pratiques alternatives et complémentaires ont toutes leurs places. Souvent le médecin dira à son patient, « vous n’avez rien » ou « ce n’est rien » et prescrira simplement des médicaments symptomatiques, des antalgiques, des anxiolytiques… Les pratiques alternatives, l’homéopathie, l’HG, l’OB, la sophrologie, l’hypnose… pourront agir sur l’origine des troubles : peut-être une mémoire de traumatisme datant de l’enfance par exemple. Cela mettra en route le processus de régulation menant à une amélioration, une diminution, voire la disparition des troubles du patient.

            Bien entendu, il est très important que les patients soient suivis par un médecin, passent les examens complémentaires préconisés… Ainsi les pathologies lourdes seront diagnostiquées et prises en charge par la médecine classique… ce qui n’empêchera nullement le patient de recourir en association aux pratiques complémentaires.

            En tant que praticien :

            Ne conseillez jamais aux personnes qui viennent vous consulter l’arrêt des médicaments, mais si, par exemple, vous sentez que les médicaments ne sont plus utiles, suggérez-leur d’en parler à leur médecin. Par contre, si un médicament est mal toléré, utilisez l’HG pour que ce produit soit ensuite bien supporté et puisse continuer à agir.

            Il est très important aussi  que le praticien en pratique alternative ait des notions de secourisme, sache reconnaître par exemple une douleur qui peut être d’origine cardiaque, une phlébite… C’est aussi très important de connaître le corps humain, de connaître les principales maladies pour pouvoir reconnaître de quoi souffre le patient, afin de lui expliquer l’attitude du médecin, que le patient comprenne qu’il n’a pas à choisir entre son médecin et vous.

            Et n’oubliez jamais que la condition principale pour intervenir, c’est la demande de la personne.  Si les personnes ne connaissent pas votre pratique, expliquez ce que vous faites,  le processus d’auto-régulation permettant des changements possibles et variables selon chaque personne, mais attendez la demande pour intervenir !

            Prenez le temps d’écouter la personne. Ensuite prenez le temps d’expliquer les principes de la méthode que vous souhaitez proposer. Cela permettra de mettre votre client en confiance, il relâchera plus facilement ses tensions…