L’homéopathie

           

Histoire de l’Homéopathie

L’homéopathie a été découverte par le Dr Samuel Hahnemann.

Samuel Hahnemann est né le 10 avril 1755 à Meissen en Allemagne. Son père était peintre sur porcelaine. Il fait ses études de médecine à Leipsick. Pour financer ses études,  il fait des traductions d’auteurs grecs et latins la nuit. Il part ensuite pour Vienne, puis en Roumanie. Il soutient sa thèse  de médecine en 1779 à Erlangen, et exerce la médecine dans diverses villes d’Allemagne. Il se marie en 1785 avec la fille d’un pharmacien. Il devient un médecin connu et respecté, fait des publications…

Cependant, prenant conscience qu’il est incapable de sauver même ses propres enfants atteints de maladies graves, en utilisant les connaissances de la médecine de cette époque, il décide de fermer son cabinet et de faire ses propres recherches : « Serait-il donc possible que la Providence ait abandonné l’homme, sa créature, sans secours certains contre la multitude d’infirmités qui l’assiègent incessamment ? Non, il y a un Dieu qui est la bonté, la sagesse même, il doit y avoir un moyen créé par lui de guérir les maladies avec certitude. »

En attendant, pour continuer à vivre avec sa famille, il reprend les traductions… Et un jour, traduisant la Matière Médicale de Cullen, il s’arrête sur la phrase : « le semblable traite le semblable ». Il remarqua que le quinquina, un grand remède de fièvre, était aussi capable de créer la fièvre chez un homme en bonne santé qui s’intoxiquait avec ce même quinquina. Ainsi un remède capable de causer des troubles chez un homme en bonne santé serait aussi capable de guérir un patient présentant ces mêmes troubles.

La loi de similitude est redécouverte.

Par la suite, Hahnemann teste de nombreuses autres substances et pour éviter les intoxications, il donne ses remèdes à doses de plus en plus faibles, par dilution-dynamisation.

            L’homéopathie est une méthode de soins bien connue dont le principe est simple : il s’agit de rechercher le « similimum », le produit susceptible de provoquer les troubles présentés par le patient et de le lui donner, dilué et dynamisé. Tout se passe comme si le système régulateur du sujet, ignorant jusqu’ici les perturbations de l’organisme, prenait conscience de celles-ci grâce à l’information  donnée par le remède homéopathique. Le système régulateur prend alors les mesures nécessaires à la « ré-équilibration » du corps et met en marche le processus de la guérison.

            Ainsi s’explique la petite aggravation passagère du début du traitement homéopathique (qui constitue un très bon signe de l’efficacité ultérieure de ce traitement)

Comment j’ai découvert l’Homéopathie ?

    J’ai fait mes études à la faculté de médecine de Nancy et les seules allusions que j’ai entendues sur l’homéopathie, c’était des railleries. De milieu ouvrier, j’avais un très grand respect, une très grande admiration pour mes enseignants et les médecines alternatives n’existaient pas pour moi.

            Mais voilà, un ami d’enfance condamné par la médecine se trouve guéri par l’homéopathie. De même, l’homéopathie permet la guérison des otites d’une de mes filles alors qu’elle était allergique à de nombreux antibiotiques. Une autre de mes filles a pu ainsi être guérie d’une diarrhée chronique résistante aux traitements classiques…

            J’ai donc décidé d’apprendre cette méthode de traitement et me suis installée comme médecin généraliste homéopathe. Si j’avais voulu faire médecine, c’était pour soulager les personnes autour de moi, et cela m’a semblé important de pouvoir utiliser tout ce qui pouvait être utile pour cela, dans la mesure bien évidemment où cela n’entraîne pas d’effets secondaires gênants.

            C’est d’ailleurs ce même raisonnement qui m’a poussé à apprendre l’acupuncture, l’ostéopathie, l’Ortho-Bionomy…

Qu’est-ce que l’Homéopathie ?

            Homéo-pathie : médecine des semblables,

            Allo-pathie ; médecine des contraires.

Les grandes lois de l’homéopathie

            Loi d’analogie : chercher le remède qui pourrait créer chez un homme sain les symptômes présentés par le patient.

            L’expérience a conduit progressivement Hahnemann à utiliser en expérimentation et en thérapeutique des doses de plus en plus petites jusqu’à l’infinitésimalité. Pour obtenir cette diminution des doses tout en maintenant et même en augmentant l’efficacité, il est nécessaire de dynamiser, c’est-à-dire de secouer le flacon à chaque dilution.

            Hahnemann a aussi montré l’extrême diversité des sensibilités individuelles aux substances expérimentées. On a ainsi pu définir un type sensible pour chaque médicament.

            La Pathogénésie d’un remède est la somme des symptômes que le remède peut créer (et guérir). Elle est étudiée par expérimentation chez l’homme sain, par les données de la toxicologie et par l’observation clinique.

            Les symptômes présentés par le patient ne sont pas des signes à combattre, mais des témoins, des signes indicateurs capables de révéler à l’observateur attentif le remède susceptible de provoquer une réaction curative générale.

            Devant un patient, nous recherchons donc :

– les signes pathognomoniques (spécifiques) de la maladie comme tout médecin, pour diagnostiquer la maladie, prescrire des examens complémentaires si nécessaire…

– les signes caractéristiques de la réaction individuelle : les horaires des symptômes, les signes accompagnateurs, les modalités : amélioration au chaud ou au froid, par l’immobilité ou le mouvement, dans certaines positions, selon quels horaires…

Le remède homéopathique

            Les remèdes sont fabriqués à partir de plantes mais aussi de minéraux et d’animaux. Pour les plantes et les produits qui peuvent être dissous dans l’alcool, on prépare déjà une teinture-mère, c’est-à-dire qu’on laisse macérer le produit dans l’alcool pendant 10 à 21 jours, puis on filtre. Cette teinture-mère va ensuite être diluée une première fois au centième (dilution), puis agitée (dynamisation) : c’est une dilution 1CH. Verser ensuite 1 cm3 de cette solution dans un deuxième flacon qui contiendra 99 cm3 de solvant, agiter : nous obtenons ainsi le dilution en 2CH et ainsi de suite jusqu’à la dilution souhaitée qui est le nombre de CH indiqué sur un tube homéopathique. Ce sont les dilutions Centésimales Hahnemanniennes.

            Si la dilution se fait au dixième, on obtient une dilution Décimale Hahnemannienne.

            Pour les produits insolubles dans l’alcool ou dans l’eau, pour les minéraux les produits d’origine animale, on utilise la trituration dans du lactose pour les trois premières dilutions, puis la dilution classique dans un mélange eau alcool.

            Les dilutions de Korsakov sont obtenues en vidant le flacon ayant contenu la teinture mère, puis en le remplissant du mélange eau-alcool, puis dynamisation par agitation, vider à nouveau, et ainsi de suite jusqu’à la dilution souhaitée…

Avons-nous des preuves de l’efficacité de l’homéopathie ?

            Personnellement, j’observe les effets tous les jours sur mes patients, les autres médecins homéopathes aussi et surtout nos patients !

            Des expérimentations ont été faites en laboratoire pour montrer la protection que donnent les dilutions homéopathiques d’un produit par rapport à l’intoxication par ce même produit.

            Des expérimentations ont été faites sur des cultures de cellules et les effets protecteurs de dilutions homéopathiques d’Apis Mellifica sur la réaction allergique.

            Des études ont été faites en expérimentation clinique en double aveugle en rhumatologie : le médecin recevait chaque patient et recherchait le traitement homéopathique lui correspondant. Les patients recevaient le traitement homéopathique prescrit ou un placebo selon un tirage au sort. Ils pouvaient continuer à prendre les antalgiques habituels en cas de douleur, mais notaient la quantité des calmants qu’ils avaient dus prendre pour continuer normalement leurs activités sans être gênés par la douleur. A la fin de l’étude, les patients sous médicament homéopathique actif ont utilisé beaucoup moins que les autres les antalgiques à leur disposition et les résultats sur les signes cliniques étaient meilleurs.

            La difficulté pour faire rentrer l’homéopathie dans des expérimentations classiques vient de ce que la médecine officielle voudrait que pour une pathologie donnée, nous donnions le même remède à tous nos patients. Or le choix du remède se fait selon le mode réactionnel du patient. Ainsi, on peut être amené à soigner un mal de tête avec cinquante remèdes différents selon que les céphalées seront plutôt matinales, qu’elles seront pressives, élançantes, pesantes, donnant l’impression que la tête va s’ouvrir, etc… et si les céphalées surviennent sur une personne irascible, sur une personne calme…

            Par contre le même remède va être donné pour des céphalées, mais aussi pour des douleurs à l’estomac, pour des douleurs rhumatismales, pour un état dépressif… dans la mesure où le patient correspond au type sensible du remède.

            A noter que les homéopathes n’ont pas tous la même façon d’employer l’homéopathie. Certains vont rechercher le remède du type sensible du patient, le remède de base pour lui et ne donner que ce remède. Ce sont des « unicistes ». D’autres, dont je fais partie, vont s’efforcer de trouver le remède  du type sensible, mais vont l’associer à d’autres remèdes correspondant plus aux troubles présentés, en y associant par exemple des remèdes favorisant la détoxication du corps, ce sont des « pluralistes ». D’autres aussi vont utiliser surtout des faibles dilutions en s’attachant surtout à détoxiquer l’organisme, ce sont des « complexistes ».

            Les patients demandent souvent un remède homéopathique très efficace : ils sont tous très efficaces s’ils sont bien choisis et inefficaces autrement !

            La recherche du médicament “de fond” de la personne est difficile mais son emploi a des effets spectaculaires. Il faut connaître l’homéopathie, prendre le temps de bien cerner le patient… et donc cela demande du temps.

            Cependant, certains petits remèdes sont efficaces et rendent de grands services aux patients et comme ils sont en vente libre, peu coûteux et sans danger…

Crampes:

    Cuprum 7 CH 3 gr / jour (noter que le signe : / signifie « chaque », 3 granules chaque jour).

Contractures cervicales avec retentissement neuro-végétatif:

    Actaea Racemosa 7 CH 3 gr / 2 jours

Douleurs rhumatismales de dérouillage, aggravées à l’humidité:

    Rhus Toxicodendron 7 CH 3 gr /2 jours

Douleurs suite de traumatisme, hématomes:

    Arnica 5 CH 3 gr 4 fois / jour

Oeil au beurre noir:

    Ledum palustre 5 CH 3gr 4 fois / jour

Douleurs spasmodique d’origine nerveuse (sciatique) ou viscérale:

    Colocynthis 7 CH 3 gr 4 fois / jour

Epistaxis (saignement de nez):

    China 5 CH 3 gr en cas de saignement

    China 9 CH 10 gr / semaine préventivement en cas d’épistaxis fréquents.

Gros bras oedématié par blocage du système lymphatique (souvent après traitement d’un cancer du sein:

     Calcarea fluorica 5 CH 3 gr / jour

Constipation par difficultés à évacuer les selles. Souvent les enfants refusent d’évacuer aux toilettes car la selle est moins douloureuse en position debout. Encoprésie:

    Sanicula 5 CH 3 gr / jour

Insuffisance veineuse améliorée jambes surélevées:

    Vipera 5 CH 3 gr / jour

Insuffisance veineuse avec recherche du froid pour les jambes dans la nuit:

    Calcarea fluorica 5 CH 3 gr / jour

“Boule” dans la gorge:

    Ignatia 7 CH 3 gr / jour

Syndrome pré-menstruel (douleurs de seins avant les règles, irritabilité…):

    Folliculinum 15 CH, 1 dose le 14iéme jour avant la date prévisible des règles. 

pour régulariser les règles en pré-ménopause par exemple on peut essayer:

    Folliculinum 7 CH, 3 gr les lundi, mercredi, vendredi, et

    Lobe antérieur de l’hypophyse 7 CH, 3 gr les mardi, jeudi, samedi. 

            Vous pouvez aussi consulter des livres d’homéopathie « grand public » qui conseillent des remèdes homéopathiques en fonction des troubles présentés.

            Vous pourrez tester parmi les remèdes préconisés celui ou ceux qui répondent le mieux en utilisant les TRM (Test de Réponse Musculaires) voir le chapitre correspondant.

            En règle générale, il faut espacer les prises de médicaments après amélioration et arrêter. Reprendre si les symptômes reprennent.

            Cela ne remplacera jamais une véritable consultation homéopathique, mais cela pourra soulager et souvent éviter les effets secondaires de médicaments plus agressifs.

  

Traitement homéopathique de la grippe

Ou si quelqu’un présente les mêmes symptômes que s’il avait la grippe !

 

Période d’invasion

Dès les premiers symptômes : Oscillococcinum 200 K  une dose

 

Camphora 4 CH : abattement, frissons, sensation de froid général intense

Dulcamara 5 CH : soif, frissons, absence de sueurs, irritations de la gorge et de la trachée

Gelsemium 7 CH : frissons, tremblements, courbatures, faiblesse, abrutissement, absence de soif, intolérance à la forte chaleur

Sabadilla 5 CH : frilosité, éternuements, sensations de brûlures dans les narines

Sticta Pulmonaria 5 CH : éternuements, nez bouché, besoins constants et inefficaces de se moucher, céphalées améliorées à l’écoulement du nez

Période d’état

 

Gelsemium 7 CH : courbatures, faiblesse, abrutissement, absence de soif, obnubilation

Eupatorium Perfoliatum 7 CH : endolorissement musculaire et oculaire, céphalées, soif, besoin de bouger

Bryonia 7 CH : soif, douleurs musculaires avec recherche d’immobilité

Rhus Toxicodendron 7 CH : soif, douleurs musculaires avec besoin de bouger

Convalescence

 

Kalium Phosphoricum 7 CH : grande fatigue physique et cérébrale

Sarcolactic Acid 5 CH : fatigue, courbatures, enraidissement musculaire aggravé au mouvement

Complications pulmonaires

 

Eriodyction 5 CH : toux persistante, râles, dyspnée

Kalium Sulfuricum 5 CH : toux persistante, expectoration mucopurulente

Senega 5 CH : respiration bruyante, oppressions râles humides, expectoration nulle ou difficile, qui ne soulage pas

Antimonium Tartaricum 5 CH : respiration difficile, prostration, faiblesse, mucosités, râles humides, respire mieux à moitié assis, aggravation à la chaleur

 Ammonium Carbonicum 7 CH : oppression, désir d’air frais, amélioration par l’expectoration

Grindelia 5 CH : expectoration spumeuse, encombrement bronchique, dyspnée aggravée couché à plat

            Donner 3 granules d’un ou deux remèdes choisis selon les symptômes, toutes les deux heures, espacer les prises selon l’amélioration.