Bonjour à tous
L’été approche à grands pas. En médecine traditionnelle chinoise, l’été, c’est l’énergie du cœur, le feu qui apporte l’énergie, la joie.
C’est le moment des vacances, le moment où on quitte ses obligations, que ce soit son travail, ses études… pour se recréer, se ressourcer, prendre le temps de se retrouver en famille, de découvrir. Un temps où nous ne sommes plus en train de courir après le temps, mais de vivre ce temps de joie, de partage, de découvertes.
Cherchons à offrir de la joie à nos proches, peut-être à travers des jeux, d’un repas partagé, d’une promenade, d’une expérience vécue en commun…
Prenons aussi le temps de rechercher et d’apprécier la beauté. Nous sommes sur une planète magnifique, la Terre. Elle nous nourrit, nous offre de magnifiques paysages, les mers, les rivières… Remercions-là, célébrons-là, respectons-là.
Profitons aussi de ce temps de loisir pour apprendre à mieux nous connaître, à méditer, à nous mettre à l’écoute de nos ressentis, à découvrir ce qui nous rend véritablement heureux, à ce qui nous épanouit et faisons la différence avec ce qui nous étourdit, nous fait nous oublier quand nous sommes simplement à la recherche de sensations, d’accumulations de nouveautés.
D’autres au contraire nous aideront à bien vivre ces vacances, je pense à tous ceux qui travaillent dans la restauration, dans l’animation… Et il y a les exploitants agricoles pour qui l’été est une période de travail plus importante, les hôpitaux, les services d’urgence qui se relaient pour assurer la permanence des soins, sans oublier les services de l’ordre, les policiers… Merci à eux et à tous ceux qui œuvrent pour le bien commun.
Nous formons une grande famille, chacun a son rôle à jouer.
C’est souvent les départs vers des lieux de repos, vers la mer, la montagne, vers l’étranger, découvrir d’autres civilisations, d’autres manière de vivre la vie, d’autres manières de rapports entre hommes et femmes, entre enfants et adultes.
Apprenons à reconnaître nos différences pour nous respecter les uns les autres, accepter que d’autres ne raisonnent pas comme nous, non pour critiquer mais pour nous enrichir mutuellement.
Je vous propose de relire ce passage de « la vie des Maîtres » de Baird Spadling, chapitre 14 de la deuxième partie. C’est le grand-prêtre du monastère qui parle. Il vient d’assister à l’imposition des mains d’une enfant d’une dizaine d’années sur une personne aveugle et qui a été guérie :
Mon
regard a sondé des profondeurs où je ne croyais pas que des êtres humains
eussent le privilège de plonger. Toute ma vie s’est écoulée dans l’ordre de la
prêtrise, et je croyais servir mes semblables. Je constate maintenant que je me
servais moi-même beaucoup plus que mes frères. Mais la fraternité a été considérablement
étendue ce soir, et ma vision a suivi. Maintenant seulement il m’est permis
d’apercevoir l’étroitesse de notre vie passée et le mépris que nous professions
pour tout ce qui n’était pas nous-mêmes. Cette vision sublime me montre que
vous émanez comme nous du domaine divin, et me permets de contempler une joie
céleste.
Il s’interrompit les
mains à moitié levées cependant qu’un air d’agréable surprise l’envahissait. Il
resta dans cette position un instant puis dit : C’est insensé, je
puis parler votre langue et je vais le faire. Pourquoi ne le pourrais-je
pas ? Je comprends maintenant votre pensée quand vous disiez que la
faculté de s’exprimer est illimitée pour l’homme. Je découvre en effet que je
peux vous parler directement et que vous me comprenez.
Il s’interrompit
encore pour ressaisir le fil de ses pensées, puis se mit à parler sans
interprète. On nous informa plus tard que c’était la première fois qu’il
parlait anglais.
Il continua :
Comme c’est magnifique de pouvoir vous parler directement dans votre
langue ! Cela me donne une vision plus large des choses, et je ne peux
plus comprendre comment des hommes
peuvent en regarder d’autres comme des ennemis. Il est évident pour moi que
nous appartenons tous à la même famille, provenons de la même source, et
servons la même cause. Cela prouve qu’il y a place pour tout le monde. Si un
frère a une pensée différente de la nôtre, pourquoi voudrions-nous le faire
périr ? Je comprends que nous n’avons pas le droit d’interférer, car toute
interférence ne fait que retarder notre propre développement et nous isoler du
monde en faisant s’écrouler notre maison sur notre propre tête.
Au lieu d’une race
limitée, je perçois maintenant un tout universel, éternel et sans bornes,
émanant de l’Unité et retournant à elle. Je vois que votre Jésus et notre
Bouddha ont vaincu par la même lumière. Il faut que leurs vies se fondent dans
l’unité en même temps que celles des participants à cette lumière. Je commence
à voir le point de convergence. Cette lumière claire comme le cristal déverse
son rayonnement sur moi. Quand des hommes se sont élevés à une position royale,
ils n’arrivent plus à considérer leurs frères comme des égaux. Ils veulent être
seuls rois et maintenir les autres dans la servitude.
Pourquoi cette fillette
a-t-elle placé ses mains sur les yeux fermés de la brave femme ? Parce
qu’elle voyait plus profondément que moi, alors que j’aurais dû être mieux au
courant qu’elle. Elle a manifesté ce que vous appelez un puissant amour, le
même qui a incité Jésus et Bouddha à se réunir, ce qui m’a d’abord étonné mais
ne m’étonne plus. En vous incluant tous dans notre pensée, il ne peut arriver
de mal, car cette inclusion nous apporte le bien que vous possédez, et nous ne
pouvons qu’en profiter. Le pouvoir qui vous protégera toujours, me protégera
aussi. L’armure qui me défend vous défendra de même. Si elle est une protection
pour vous et moi, elle l’est pour tous. Les lignes de démarcation ont disparu.
Quelle vérité céleste !
Je vois votre pensée
quand vous dites que le monde est le monde de Dieu et que les endroits
lointains et proches lui appartiennent. Si nous voyons simultanément les lieux
proches et lointains, ils sont pareils pour nous. Nous vivions dans notre petit
monde sans voir que le vaste univers nous entourait, prêt à venir à notre
secours si nous le laissions faire. Songez que Dieu nous entoure et entoure
tout.
Je comprends la pensée
du saint frère disant que les portes s’ouvriront toutes grandes pour quiconque
est prêt à recevoir Dieu. Il est dit que l’homme ne doit pas se borner à prêter
l’oreille. Il doit devenir ce qu’il proclame être. En s’engloutissant lui-même,
il sera immergé dans la fraternité humaine. Ce sont les actes qui comptent et
non les belles paroles. Le chemin du progrès n’est pas seulement barré par les
croyances d’autrui, mais par les nôtres. Chacun réclame directement les grâces
du très-Haut, chacun essaie de bâtir sa demeure en démantelant celle d’autrui.
Au lieu d’employer son énergie à détruire, il faudrait s’en servir pour
consolider l’ensemble.
Le Très-haut a créé
toutes les nations de la terre d’un même sang, et non pas chaque nation d’un
sang différent. On est maintenant arrivé au point où il faut choisir entre la
superstition et la fraternité humaine. La superstition est l’envoûtement de
l’homme. La foi qui déplace les montagnes sommeille encore à l’état de germe
dans le plan divin. L’homme n’a pas encore atteint la hauteur et la majesté de
cette loi. La loi d’illumination qui a précédé selle des miracles est la loi
supérieure de l’amour, et l’amour est la
fraternité universelle.
L’homme n’a besoin que
de remonter à l’origine de sa propre religion, d’en écarter toutes les fausses
interprétations, et de rejeter tout égoïsme. Derrière les apparences
superficielles, on trouvera l’or pur de l’alchimiste, la sagesse du très-Haut,
votre Dieu et mon Dieu. Il n’y a qu’un seul dieu, et non des divinités
nombreuses pour des peuples divers.
C’est le même dieu qui
s’adressa du buisson ardent à Moïse. C’est le même encore auquel Jésus faisait
allusion en disant que par la prière il pouvait appeler des légions à son
secours dans sa bataille à mort pour achever le travail que le Père lui avait
confié. C’est encore le même Dieu à qui Pierre adressa ses prières en sortant
de prison. Je perçois maintenant le grand pouvoir auquel on peut faire appel
pour aider ceux qui veulent consacrer leur vie à la fraternité humaine.
Le grand-prêtre, réalisant que la fillette, qui n’avait pas, bien évidemment, toutes ses connaissances (les connaissances du grand-prêtre), avait eu le geste qui avait rendu la vue à la femme aveugle, a pris conscience qu’au-delà du savoir intellectuel il y avait un savoir du cœur. Et instantanément, ce savoir du cœur lui a permis de manifester le don des langues (dont on parle dans les actes des apôtres). La parole est comprise par tous, sans besoin de traducteur !
Les religions humaines proviennent toutes de la Conscience Universelle, révélée à différentes époques, à différents peuples… En effectuant des recherches sur les différentes religions, nous pourrons approfondir notre lien à la Source, à la Conscience Universelle.
Cette recherche nous apportera d’autres rapports entre nous et entre nos différents peuples. L’argent, la recherche de l’avoir ne sera plus le moteur de nos relations, mais nous découvrirons une autre forme de connaissance, de partage…
Cet été, j’organise à Saint-Dié une formation de base en Harmonisation Globale les 1 et 2 août et un stage de méditation les 8 et 9 août.
Cordialement et bonnes vacances !
Thérèse
